Le Chargé de mécénat, une activité qui se développe dans les collectivités

Une nouvelle activité

Face aux contraintes budgétaires, de nombreuses collectivités créent  de nouveaux postes de « Chargé de mécénat », notamment au sein des structures muséales, afin d’effectuer des recherches de mécénat et trouver des mécènes.

Toutefois, cette fonction correspond à un profil de compétences et d’activité inédit pour les collectivités.

En effet, le mécénat comme nouvelle source de financement possible est un changement de culture pour les entreprises publiques.

En effet, ces dernières n’avaient pas l’habitude de demander de l’argent au secteur privé, il leur faut donc changer de discours, pour être mesure de dialoguer avec les entreprises privées, non pas dans une relation « client-fournisseur » comme elles le font déjà avec leurs prestataires, mais dans une relation de partage de valeur et de notoriété.

Par ailleurs, le mécénat comme nouvelle source de financement possible correspond à une nouvelle activité qui donne l’opportunité de travailler de façon nouvelle et avec des outils nouveaux.

Actuellement, le recrutement de cette fonction se fait dans les corps de catégorie A des attachés d’administration (ou attaché principal d’administration), puisqu’aucune formation universitaire ne lui encore est dédiée.

Une méthodologie adaptée

Le Chargé de mécénat doit identifier les mécènes potentiels par rapport à son projet, sa localisation et ses motivations.

Il peut être confrontés à deux freins : il faut trouver les bons interlocuteurs, les concaincre et faire preuve de pédagogie. L’autre frein peut être d’ordre éthique ou d’ordre pratique.

Deux approches peuvent être définies pour les formes de soutien d’une entreprise à un projet d’intérêt général : le mécénat « sectoriel » (les dons iront vers le secteur choisi) ou « de proximité » (projet situé sur un territoire d’implantation).

Les outils pour la relation avec  le mécène sont le montage d’un dossier de demande de mécénat contenant tous les éléments constitutifs (page de couverture, sommaire, motivations, expériences antérieures, action, échancier, budget prévisionnel, équipe, annexes), et la convention de mécénat.

Les contreparties accordées aux mécènes respectent l’article 200 et l’article 238 bis du Code général des impôts (avantages fiscaux, contreparties matérielles, la communication graphique, …).

La fidélisation des mécènes passe par leur totale satisfaction par rapport aux engagements de la structure (réalisation du projet et réussite de la communication).

Des outils d’évaluation de l’action soutenue sont fournis aux mécènes : approche chiffrée de la fréquentation de la manifestation et retombées médiatiques.

Un dossier de clôture comprenant un état de réalisation de l’action et un état de réalisation budgétaire constitue un « plus » permettant une meilleure lisibilité par la transparence de ce qui a été mené.

Compte-rendu d’après le site : https://www.lagazettedescommunes.com/453108/charge-de-mecenat-une-activite-peu-repandue-dans-la-territoriale

et d’après l’ouvrage « Mécénat culturel, parrainage et crowdfunding », Territorial éditions, 2018.

Solenzara-S

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