Peter Singer : Homme, animal, même combat ?

Préambule à « Antispéciste » d’A Caron, 2017

En 1975, Peter Singer, philosophe australien et professeur d’éthique de Princeton, définit le terme de « Antispéciste ». Dans son livre « Animal liberation », il plaide pour une égalité de droit pour toutes les espèces vivantes et s’oppose à l’élevage intensif et l’expérimentation animale.

Sa philosophie est basée sur le concept du don et du partage, sur les obligations de la société envers les pauvres et sur la solidarité avec tous les êtres vivants.

« La famine et la pauvreté, le racisme, la guerre et la menace d’anéantissement nucléaire, le sexisme, le chômage, la sauvegarde de notre fragile environnement : tous ces problèmes sont des questions majeures, et qui peut dire lequel d’entre eux est le plus important? Néanmoins, si nous écartons de notre esprit les préjugés spécistes nous pouvons voir que l’oppression des non-humains par les humains a sa place parmi ces problèmes. »

Le mouvement antispéciste pose comme base le droit des animaux et l’égalité entre espèces animales. Sans contrepartie. Parce qu’il a une morale, une éthique, une capacité de raisonner et d’évoluer, l’Homme doit défendre les autres espèces, qui elles n’en disposent pas  d’où la non réciprocité que cela implique.

La première règle qui découle de ce droit est « tu ne mangeras point de chair animale ». Dans ce sens, l’antispécisme va exclure tout produit d’origine animale de la consommation et donc rejoindre le mouvement vegan, et même, pour les plus extrémistes, le végétalisme.

 

Interview du célèbre philosophe utilitariste Peter Singer par Émilie Dardenne, maître de conférences au centre de Langues de l’université rennes 2 : https://youtu.be/lhO2RGarWgs

 

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